École privée catholique sous contrat d’association, l’Institution Sainte-Thérèse est installée dans le quartier Magnan de Nice depuis 1927. Voici son parcours, décennie par décennie.
1920 — 1940 Les origines
Tout commence dans les années 1920. Magnan n’en est alors qu’aux débuts de son urbanisation : terrains agricoles et cressonnières dominent encore les environs.
L’abbé Joseph Revelli joue un rôle clé en fondant la paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus et en construisant l’église entre 1924 et 1925. C’est le premier sanctuaire de France dédié à Sainte Thérèse, en souvenir de son passage à Nice en 1887.
En 1927, l’Institution ouvre ses portes sous l’impulsion des Sœurs de la Sainte Enfance de Digne. La mission éducative qui commence là ne s’est plus interrompue depuis.
Inauguration de la façade du Sanctuaire de Sainte Thérèse, Magnan, 2 avril 1928.
1940 — 1945 La Seconde Guerre mondiale
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Sœur Marie-Gabrielle Guigues, directrice de l’Institution, soustrait des enfants juifs à la déportation. Elle accueille plusieurs jeunes filles dans son établissement et leur fournit de fausses identités pour les mettre hors d’atteinte des rafles de la Gestapo. Lorsque leur sécurité est menacée, elle en transfère certaines vers d’autres lieux sûrs.
En reconnaissance de ses actions, Sœur Marie-Gabrielle reçoit le titre de « Juste parmi les Nations » par l’Institut Yad Vashem en 2002, une distinction pour ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs pendant l’Holocauste.
Son engagement reste un exemple marquant de courage et de compassion.
Sœur Marie-Gabrielle Guigues, directrice de l’Institution durant la guerre.
1945 — 1975 L’après-guerre et l’expansion
Après la guerre, l’école poursuit sa mission éducative. Elle abrite pour un temps un pensionnat de jeunes filles et un premier collège, offrant un parcours complet aux élèves de la région.
Dans les années 1960, une première extension sort de terre pour répondre à la demande croissante et améliorer l’accueil. L’établissement n’est alors qu’une école maternelle et primaire.
1975 — 1995 La période de transition
Durant les années 1970, la Communauté des Sœurs de la Sainte Enfance rejoint l’Institut Notre Dame. Le rattachement change ; l’engagement éducatif et pastoral de la maison, lui, ne bouge pas.
La maison ouvre aussi des activités au service des familles — colonies de vacances, événements communautaires — et prend une place plus large dans la vie du quartier.
En 1993, les Sœurs de l’Institut Notre Dame fusionnent avec la Congrégation des Sœurs de la Charité, fondée en 1799 par Sainte Jeanne Antide Thouret, dont le charisme est l’accueil spirituel et temporel des pauvres. Le versant social du projet s’en trouve consolidé.
Sainte Jeanne Antide Thouret, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Charité (1799).
1995 — 2025 L’ère moderne
En 1996, l’Institution Sainte-Thérèse accueille le Collège Le Colombier de Roquefort-les-Pins, sous la tutelle des Sœurs du Foyer de Charité, Maria Mater. Le Chef d’Établissement de l’école se voit alors confier la direction de ce collège de 4 classes, devenant Chef d’Établissement de l’ensemble.
Cette intégration ouvre une nouvelle phase de croissance. En 2001, l’Institution inaugure son premier bâtiment entièrement dédié au collège, suivi d’un second en 2010, pour répondre aux besoins croissants. Elle investit aussi massivement dans le numérique, en précurseur : Internet haut débit et premiers tableaux interactifs dès les années 2000, laboratoire de langues informatisé dans les années 2010, une tablette pour chaque collégien dans les années 2020.
Des premières classes de 1927 à l’établissement d’aujourd’hui, la maison a évolué et s’est adaptée sans jamais quitter ses valeurs fondatrices.